detail_actualite

Cap sur les Jeux de Rio pour Fabienne St Omer

19 / 05 / 2016

 

La posture est droite, l’œil aux aguets, et la voix posée. Sur un terrain de basket, Fabienne Saint-Omer Delepine (43 ans) fait office de métronome, distillant les ballons, et enchaînant les blocs. Un atout précieux pour l’équipe de France handibasket, au sein de laquelle elle compte plus de cent sélections depuis 2006. Soit une année après une seconde rupture les ligaments croisés, l’empêchant définitivement de courir. Ce qui ne l’a pas empêché de continuer le sport au LUC, poursuivant le basket qu’elle pratiquait depuis ses études.

Son apport à l’équipe de France (où elle évolue en tant que pivot) est essentiel. « C’est une des piliers. On a l’assurance d’un nombre de points, de rebonds. Elle apporte de la sérénité à l’équipe car quand on est en difficulté on sait que l’on peut la rechercher pour remettre l’équipe à l’endroit. À gérer, c’est l’idéal pour un coach », souligne Pascal Montet, l’entraîneur de l’équipe de France. Il peut donc compter sur une joueuse qui sait s’imposer sur le terrain, puisqu’elle évolue au LUC, en Nationale 1 B dans une équipe mixte. « On a jusqu’à cinq entraînements par semaine, où l’entraîneur, Loïc Vanderdonckt, nous fait énormément travailler le physique, explique l’Hazebrouckoise. On est toujours sous pression, encore plus quand on est une fille, et cela nous sert pour l’équipe nationale. »

Avec l’équipe de France, Fabienne Saint-Omer Delepine a connu des déceptions, comme la non-qualification pour les Paralympiques en 2008. Mais aussi de bons moments, avec sa première participation à Londres en 2012. « C’était les premiers JO pour les féminines. On était dans l’euphorie, tout était tellement grandiose mais on a eu du mal à nous adapter à l’exigence. C’est un énorme souvenir, on avait pu rencontrer toutes les nations, et toute la famille de l’handisport français. » Deux semaines inoubliables, que Fabienne va sans doute revivre au Brésil. Avec de plus grandes ambitions sportives pour viser le meilleur. « Nous sommes quelques-unes à avoir cette expérience. On connaît, on ne sera donc plus aussi impressionné qu’il y a quatre ans. Et puis, l’équipe progresse. La jeunesse arrive, il y a plus de rapidité sur le terrain. Et nous les anciennes, on les guide. » Tombées dans le groupe A avec la Chine, les États-Unis, les Pays-Bas (champions d’Europe en titre) et l’Algérie, Fabienne Saint-Omer Delepine et l’équipe de France seront vite fixés sur leur niveau.

La Voix du Nord par Florian Soenen

 

OU PRATIQUER

NOS PARTENAIRES